Si Gaspard Proust « osait »…

Austérité et coups de cutter chez Gaspard Proust, chaleur sucrée et crème au beurre chez Joséphine Draï… Oui, un monde oppose ces deux figures du seul-en-scène, respectivement sous les projecteurs avec Gaspard Proust tapine et Joséphine ose. Moi, je suis allée voir les deux, et j’ai pensé à un truc:

 Parmi les différentes fioles de venin qu’offre le one-man-show du piquant Gaspard Proust, on trouve un portrait desprogiens de la trentenaire-célibataire type : canine, en parade amoureuse perpétuelle, elle occupe un appartement malencontreusement inspiré d’Amélie Poulain, résume t-il.

Cette caricature de la femelle panda en mal de papouilles, Gaspard Proust en trouverait une curieuse déclinaison dans la petite salle-écrin du Sentier des Halles en la personne de Joséphine Draï. Proust a du entendre parler de cette jeune musicienne et humoriste depuis qu’on ne parle que d’elle, du morceau qu’elle a inspiré à Baschung lorsqu’elle étant enfant (Osez Joséphine), de sa trogne rembourrée au Kinder Pingui, de sa patte « girly » trempée dans l’humour camionneur.

Gaspard Proust se dirait sûrement que la société contemporaine se serait volontiers passé d’une énième Bridget Jones pleurnichant sur l’amour sans s’efforcer de coopérer vestimentairement parlant (Joséphine Draï a choisi une robe virginale à froufrou que condamnerait sans doute Proust). Néanmoins, il se dirait que, décidément, la maîtrise de l’ironie panse bien des plaies et que Joséphine a pour elle cette autodérision pepsy qui fait la signature de quelques illustratrices en vogue -  Pénélope Bagieu en tête, délicieuse dans l’art de croquer la néo-féminine un brin looseuse de l’ère H&M. Sans doute aurait-il de l’effroi face la frénésie survitaminée de la gourmande Joséphine, et du côté trop générationnel de son show. Et puis évidemment, préciosité grand-siècle chez lui, vannes Facebook chez elle… Mais quand Joséphine confesse, entre deux chansons, qu’elle a un problème avec les moches et surtout les petits, et qu’elle « adore les forains, mais qu’ils lui font un peu peur », je me dit qu’il est possible que Gaspard Proust reconaisse, contre toute attente, une petite cousine, à défaut de trouver l’ “âme soeur” (concept qui doit autant lui plaire qu’un gros “kikou lol”) ?

Gaspard Proust tapine, en tournée dans toute la France 

Joséphine ose, jusqu’au 31 janvier au Sentier des Halles 

Laisser un commentaire

Classé dans Non classé

Tout ça, on vire en 2012…

1/ L’interjection « meuf »

Parce que c’est le « lol » des branchées qui croient sérieusement qu’elles ont un petit côté « gangsta ».

(En contexte : « nan mais attends, t’as craqué ta culotte, meuf ?! ». Traduction : « mais ça va pas, ou quoi ?! »)

 

2/ Solweig, Miss metéo de Canal +

Orgueilleuse détentrice d’un “Gérard de la pire animatrice”, elle est à l’humour ce que Christine Boutin est au glamour.

 

3/ L’excès d’oisiveté

C’est lorsqu’après avoir regardé d’affilé Harry Potter à l’école des sorciers, Harry Potter et la chambre des secrets et Harry Potter et le prisonnier d’Azbakan, on passe encore une grosse demi heure à se demander si, in fine, notre être profond correspond davantage au crew « Griffon d’Or » ou à « Serpentard » et qu’on classe ses amis dans l’une ou l’autre des deux teams, en fonction de leur caractère.

4/ L’excès de porno soft

On pense très fort à Rihanna, en la matière, qui se recevrait une bonne déculottée par Pépé Fernand parce que, de son temps, on appelait ça des catins. Too much, Rihannou, rhabille-toi, chouchou !

 

5 / Le vernis à ongles noir

Parce que l’on est beaucoup à avoir aimé le look porno-dépressive de Jenny Humphrey dans Gossip Girl. Mais, à la moindre égratignure sur le laqué, on paye très cher l’effet Beatle  Juice.

 

6/ SFR

Parce que pour faire opposition après un vol de portable, le site SFR vous demande un code secret. Si vous n’en disposez pas, cliquez ici, vous conseille SFR, un code secret vous sera envoyé sur votre portable. Euh…

7/ Stéphane Hessel

Parce que c’est le Marc Lévy de la pensée politique. Ce qui n’aurait aucune importance, bien au contraire, si on n’essayait pas de le survendre en Proust.

 

8/ Les shoes de Gainsbourg

Parce que c’est depuis trop longtemps l’emblème du hipster (qui, lui même, survit depuis trop longtemps comme le détaille GQ). Ca peut passer avec une jupette preppy pour une morphologie Giacometti (surtout pas avec des lunettes vintage), mais oubliez pour toutes les autres, et encore moins avec un slim qui tassera le tout.

 

9/ Nicki Minaj

Parce que Lady Gaga, c’est un métier.

 

10/ L’expression « so » + « une année passée + « ! »

Parce que c’est le « lol » de la presse féminine.

(en contexte : Stéphane Hessel, c’est so 2011 !)

 

Laisser un commentaire

Classé dans Non classé

Carey Mulligan est-elle à la hauteur de “Drive”?

Mon amorce est cavalière, mais en regardant les photos de Carey Mulligan publiées dans ELLE il y a déjà quelques années, j’aurais mangé des choux de Bruxelles en boîte plutôt que d’aller voir un film dans lequel elle tient la vedette.

Evidemment, j’envie beaucoup cette petite coupe-fraîcheur façon Julian Assange que j’ai toujours commandé au Père-Noël sans jamais l’avoir – moi qui me suis toujours retrouvée coiffée comme une militante de Force Ouvrière ou une présentatrice de JT de 1986… mais bonté divine, cette expression de visage comme si elle sortait de la D.A.S… À part si on fantasme sur les PollyPocket ou sur Lassie-Chien-Fidèle, sur le papier ya pas de quoi s’exciter…Venons en au fait, je ne voyais en elle qu’un modèle bradé d’Audrey Tautou, avec un regard de teckel à poil doux et un petit rictus de fayotte judéo-chrétienne du style :

- « ça te dérange vraiment pas que je sorte avec J.P ? Je sais que t’es ma meilleure amie et que tu l’aimes depuis longtemps, c’est pour ça que je veux vraiment vraiment être sûre que ça te fasse pas chier… »

 

Bref, je n’étais pas dans les meilleures dispositions pour aller voir Drive, le film que tout le monde dit que c’est trop bien (réinventons la syntaxe, merde) dans lequel elle interprète Irène, une jeune mère de famille mutique et souriante. Et bien, c’est sacrément bon, parfois, qu’on nous prouve qu’on a tort. Carey Mulligan met sévèrement à l’amende Audrey Tautou dans la catégorie « femme-enfant qu’on veut sauver comme un bébé phoque ». Cette petite est surprenante : un visage de Popples, certes, mais aussi ce qu’il faut de fatigue dans les traits pour évoquer une jeunesse pas forcément dorée dans les banlieues sales de LA, puisqu’Irène a un peu morflé dans sa vie, pour tout vous dire.

(Attention, gros spoil sur Drive dans ce qui suit !!!)

Careynette est donc largement à la hauteur de ce film qui est effectivement un pur petit bijou. Je me dois néanmoins de soulever une gênante incohérence de scenario qu’aucun critique de cinéma n’a encore oser formuler : « pourquoi l’héroïne ne s’est-elle pas fait vérifier les plaquettes de freins à l’arrière de la voiture, merde ? » Parce que c’est bien beau de savoir à quel point le réalisateur revigore les codes des séries B des années 80, mais à cette époque bénie, on les voyait au moins se peloter un peu le biqou à la fraîche. Là, Nicolas Winding Refn nous fait espérer un petit plan Cul en filmant Irène en train d’attraper la main du héros (à l’allure, lui aussi, très canine),  et après… « Coupez ! ». Une vieille ellipse de merde, comme si le réalisateur me regardait droit dans les yeux en chantant « bisque bisque rage ». Qu’aurait-il renié de son film s’il avait été moins avare de la galoche ?! Je lui demande pas une séquence You Porn filmée façon Wong Kar Waï (Drive cite beaucoup les ralentis de Wonk’), simplement le minimum syndical pour que le spectateur puisse accepter l’idée que les héros soient séparés jusqu’à la fin des temps.

Toujours est-il que la tâche de la semaine est, pour ma part, d’essayer de ressembler un chouille à cette allumeuse d’Irène : travailler l’effet « J’ai 5 ans, mais pas au lit », être plus économe sur ses effets de langage (se taire un peu, quoi, Irène ne parle jamais et c’est très bien comme ça), et écouter autre chose que Dance Machine Volume 2. Ecoutez-moi cette BO de luxe, comme elle est belle…

Laisser un commentaire

Classé dans Non classé

Faut-il vraiment sortir en soirée avec ses copines?

Chacun sa saisie spécifique du monde, mais avec quelques unes de mes copines, on rigole toujours de bien bon coeur quand l’heure est aux discussions slip, aux rires libidineux et aux blagues de catin, surtout quand on ne s’est pas vues depuis longtemps, poil au gland (revenons aux fondamentaux de l’humour). Disons qu’au lieu de se faire la bise pour se dire “bonjour”, on préfère souvent une imitation bien balancée de “Boys” de Sabrina. Vous me direz: “Même Christine Boutin fait la même chose, de nos jours on est toutes un peu des Wikileaks du cul entre copines. Transparence zéro, quoi” Ce en quoi vous n’avez pas tort, sauf que Chris’ a sûrement compris que passé l’âge de 13 ans et demi (ou passé le bon côté de l’Atlantique puisque les groupes d’américaines sont les plus nuisibles des bandes de filles), on fait ça seulement entre copines. Pas en soirée, avec nos mecs, et d’autres gens qu’on connait pas trop. On se censure un peu en soirée, bonté.

C’est ce que nous, on n’arrive pas toujours a faire – le plaisir de se marrer comme à un banquet d’Asterix l’emportant évidemment sur le contentement d’avoir la classe. Vendredi soir dernier, par exemple, on a confondu apéritif classieux et surprise-party de 5e B. On était toutes arrivées habillées selon les codes de l’élégance grivoise, le décolleté volontaire mais la cuisse modeste. On laissait parler les gens intéressants et tout. Le problème, c’est qu’on tient pas sur la longueur. Yen a toujours une pour, allah seul sait pourquoi, tenter une adaptation R’n'B de “ah! le petit vin blanc”. Et là, c’est l’escalade, la surenchère, les jeux “pierre-feuille-nichon”, la réquisition hystérique de la sono. Bref, l’abandon dans les sphères irritantes de l’entre-soi.

Je me suis personnellement tirée la sonnette d’alarme vers minuit quand, galvanisée par le Crozes-Hermitage et Britney Spears, j’ai tenté une sorte de 3/6 flip et atterri dans une position impudique sous l’œil compatissant d’un jeune homme. « C’est beau une femme libérée » semblait-il dire, et en même temps « c’est sûr que c’est pas si facile ». Pendant que mes copines étaient impliquées dans une version néo-gothique de « Saga Africa », j’ai donc réalisé que le féminisme avait fait quelques dégâts collatéraux. On était toutes passées de l’effet Scarlett Johansson à celui Yolande Moreau en l’espace de trois coupes de champagne. On n’avait même pas eu peur de danser devant la collectivité en chaussettes Tigrou (les boots ayant volé sur les lunettes Prada de Jean-Beu à l’entente de “pourvu qu’elles soient douces” ) dans l’espoir brumeux d’évoquer lointainement Bébé de Dirty Dancing. Ca craignait donc du boudin.

Bref, je propose, dans ces circonstances, une stricte répartition en groupes de deux, parce que c’est moins dangereux, et l’interdiction formelle d’approcher le son. On peut aussi jouer a plouf-plouf pour désigner une “Sam” (celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas) qui dira quand on passe du cote obscur de la force.

1 Commentaire

Classé dans Non classé

Beyoncé vs Anne-Teresa De Keersmaeker

Ça vous concerne peut être comme si mon chien s’appelait Pénis, mais il s’est passé, voici deux semaines, un événement décisif pour l’histoire de l’art. La reine du R’n'B, Beyoncé, et la grosse brute de la danse contemporaine flamande, Anne-Teresa De Keesmaeker, ont été impliquées dans une funeste histoire.
Ca fait longtemps que l’on guette les ponts entre pop et danse contemporaine, mais là, bonjour… Beyoncé a piqué, sans autorisation, des séquences entières du chef d’oeuvre de jeunesse de De Kersou Rosas danst Rosas pour son nouveau clip Countdown. Alors forcément, la chorégraphe flamande était un peu crispée, mais gentiment, en rappelant simplement à Beyoncé, en bref, qu’un p’tit texto à la cool ambiance “Anne T’ j’ai kiffé Rosas danst Rosas, je vais peut-être m’en servir dans un nouveau clip” n’aurait pas été du luxe. Ce à quoi, Beyoncé, avec l’élégance d’une grosse truie, a répliqué aux médias un truc du style “ouais, j’ai p’t'etre vite fait piochouillé dans sa chorégraphie, mais en même temps, avec des millions de clics sur You Tube, je pense qu’elle va s’en remettre”. Ça, ça vaut quand on considère que le nombre de “like” et “tweet” est la finalité ultime de la vie humaine, mais qui possède un chouille d’éthique professionnelle sera, comme moi, touchée en plein coeur.
Je dois même avouer, que personnellement, c’est un coup de massue sévère. Oui. Sur mes espoirs. Sur ces rêves inavouables qui m’ont constituée en tant qu’être sensible. Disons les choses clairement: Anne-T et Beyoncé sont pour moi les deux mamelles du savoir. J’ai grandi, si ce n’est dans l’espoir d’une rencontre, du moins, dans la certitude que ces deux figures pour moi tutélaires se complétaient parfaitement. Un peu comme les grosses marraines-fées le sont pour La Belle au Bois Dormant. Et là, c’est comme si Flora et Pimprenelle se faisaient la tronche à vie.
Alors j’avoue que les accointances entre les deux peuvent sembler obscures à certains, qu’on n’imagine pas forcément Anne-Térésa De Keersmaeker tourner un clip en culotte-froufrou rouge-pute sur les genoux d’un gros black. Dejà, lui conseiller de mettre une touche de gloss, à mon avis, c’est comme si on lui pétait au nez… Non, j’avoue… Ya de quoi les opposer: bombe commerciale vs pépite expérimentale, belle-en-cuisse vs cuisse de grenouille, junk-food vs graines macro-bio, chevelure de lionne vs coupe St-Jacques de Compostelle
Cependant, si on sait lire entre les lignes, il y a un “sous-texte” commun. Beyonce et De Keersmaeker, ce sont deux versions du “girl power”. Regardez mieux la video, et vous verrez que c’est pas comme si je vous disais que Houellebecq était le fils spirituel d’Hadaway.
D’ailleurs, De Keersmaeker, brave fille, a dit que Beyoncé était une très bonne danseuse. Je ne vois qu’une seule issue pour une réconciliation pérenne: un duo Beyoncé-De Keersmaeker dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes au Festival d’Avignon en 2012.

Laisser un commentaire

Classé dans Non classé

La chorégraphe américaine Trisha Brown cherche costumière d’urgence

Figure majeure de l’avant-garde américaine depuis cinquante ans, héritière de la structure de Merce Cunningham comme des techniques d’impros et de “release”, la chorégraphe américaine Trisha Brown a surtout l’art de vêtir ses danseurs comme des culs. Et comme des gros culs plats surtout… Pour preuve, un extrait video (ci-dessous ) du spectacle Set and Reset, irresponsablement soumis au regard planetaire sur You Tube et qui donne un exemple éloquent de ces pantalons-à-pets du dimanche dont elle affuble ses danseurs depuis des générations. Sorte de declinaison abstraite du vestiaire du Festival d’Aurillac, évocation libre du fut’portefeuille ethnique, lesdits pantalons ont la particularité d’etre amples, vaporeux, coupés mi-mollets et de faire des fesses de Martine Aubry à la plus tankée des créatures.

1971, création du chef d’oeuvre Accumulation: pantalon-à-pet… 1983: création de Set and Reset: pantalon-à-pet… Création 2011: pantalon-à-pet…  C’est une histoire qui dure depuis longtemps, hein, le gros pantalon de Trisha Brown, comme une contrepartie obligatoire de sa danse atmosphérique. Alors la question, c’est: faut-il mettre en place une cellule d’aide psychologique pour les danseurs des grosses compagnies américaines?

Parce que feu Merce Cunningham, de quinze ans l’aîné de Trisha Brown, décédé en 2009, a fait le même coup d’imposer pendant X-années des costumes très violents à porter pour les interprètes. Ceci nous est brillamment conté dans un spectacle d’enfer que je recommande vivement de voir en décembre dans lequel  Cédric Andrieux, ancien danseur chez Merce Cunningham, raconte son calvaire avec ces improbables justaucorps intégraux (signature de Merce) devenus cultes dans le milieu de la danse.

Mais là où le danseur de Cunningham semble lucide et affecté, celui de Trisha Brown n’a pas l’air si mal dans ses bask’ . Je vous invite, pour vous en rendre compte, sur la vidéo de Set and Reset à 2’50 où l’on tient une danseuse qui y met franchement du sien question goût de chiotte. Non seulement on a le pantalon vaseux, mais on en rajoute une louche avec la coupe de cheveux Tony and Guy. Mais qui peut lui dire de retourner gober des taz’ à Berlin ou de couper cette petite queue fétide de rat d’égout anémié!!!

Historiquement peu respectueuse des fondamentaux du bon goût, Trish’ Troush’ a remis le couvert au Théâtre National de Chaillot où elle reprend, entre autres, sa pièce Opal Loop / Cloud installation (1980) qui explose le record niveau costumes. On a bien rendez-vous avec le fameux pantalon, mais aussi avec:

- Le pyjama souple resérré aux chevilles, sorte de clin d’oeil au Kiki de tous les kikis, qui est non seulement satiné, mais vire aussi du vert au violet selon l’éclairage.

- Le justaucorps integral en clin d’oeil a Cunningham mais en plus High-Tech puisqu’il est lamé or et ménage des petits reflets irisés sur la bite.

Bref, un summum, qui porte gravement préjudice aux objectifs de démocratisation culturelle. Parce que quand on n’est pas fan de danse contemporaine de naissance et qu’on attérit par hasard sur You Tube, on se dit que les danseurs contemporains sont vraiment des cakes et on ne revient plus jamais.

On est très très loin de la lucidité vestimentaire d’Anne Teresa De Keersmaecker, par exemple, d’ailleurs pompée par Beyoncé. La video est en dessous, et ces vermines auraient pu me demander des droits, moi, blogueuse vissionnaire qui avait noté les accointances philosophiques entre Anne Té et Beyoncé depuis des lunes.

Laisser un commentaire

Classé dans Non classé

Prochainement sur Androïd: “Ma fille est t-elle une sacrée salope?”

Oh que oui, c’était tentant ! Suite à la controverse autour de l’application « Mon fils est-il gay ? », Georges Dandine vole également au secours des mères soucieuses avec « Ma fille est-elle une sacrée salope ? ».

Vous, maman dévouée, rêvez de savoir si votre bichette se fait régulièrement secouer le cartable dans la cour de récré ? Répondez en toute honnêteté au questionnaire suivant :

1 – Dans Aladin de Walt Disney, préfère t-elle Jafar à Aladin?

2 – Dans Peter Pan, est-elle pro-Wendy ou pro-Fée Clochette ?

3 – L’avez-vous surprise, encore enfant, à faire danser Ken et Barbie à poil sur Barry White, prétextant que c’est parce qu’ils sont à une “surprise party”?

4 – Trouve t-elle que le tome 3 de Twilight n’est pas assez “creusé”? (celui où cette grosse teupu de Bella trompe le vampire avec le loup garou, mais juste avec un tout petit smack) ?

5 – Vous fait-elle croire que la tenue obligatoire en EPS pour les filles cette année est un modèle très échancré de poompoom short lamé or, que le prof conseille d’acheter chez American Apparel?

6 – Va t-elle réviser plus de deux fois par semaines les maths chez sa copine Olympe?

7 – Sur son bulletin scolaire, est-il spécifié qu’elle est “vive, disponible, force de proposition” dans le cours de SVT de ce jeune Mr Martin?

8 – Préfère t-elle écouter Britney Spears, Niagara ou Boys de Sabrina plutôt que les polyphonies corses d’a filetta?

9 – Vous a t-elle dit qu’elle allait fêter ses 18 ans dans un « petit resto mignon et sans chichi » appelé “Les Chandelles”?

10 – Trouve t-elle une “certaine classe” à Béatrice Dalle?

11 – Suce t-elle encore son pouce en public même si elle “peut pas s’en empêcher c’est un tic!” ?

12 – Met-elle du gloss plutôt que du rouge à lèvre, du fard irisé plutôt que mate, des spartiates plutôt que des Birkenstock, des t-shirts en S même si elle fait du M, sa pilule à vue dans sa trousse d’école plutôt que caché dans sa trousse de toilette?

13 – A t-elle “grandi dans un univers de mec, du coup c’est marrant hein parce que je m’entends généralement pas avec les filles, on m’a dit que c’était sûrement parce qu’elles étaient jalouses”?

14 – Pouffe t-elle bruyamment lorsque quelqu’un annonce qu’il est “vierge” en signe astrologique?

15 – Qu’elle que soit le thème de la soirée déguisée (« La lettre A », « Robin des bois », ou « 100% boudin ») vient-elle invariablement habillée en Beyoncé ?

16 – Trouve t-elle réellement que « les geeks, c’est chic » ?

17 – Fait-elle du hoola hoop devant le nouveau mari de votre grande-tante ?

18 – Ne fait-elle du vélo qu’en danseuse ?

 19 – Fait-elle des lapsus? Des lapdance?

 20 – Pense t-elle que le lapsus est un sous-genre de la lapdance?

 

Entre 0 et 5 :

Votre fille n’a pas encore perdu sa p’tite fleur et trouve que Vincent Cassel ressemble trop à Gargamel. Vous pouvez la laisser dormir tranquillement chez Olympe mais veillez tout de même à lui inculquer quelques valeurs de base : jetez vite sa grenouillère molletonnée Hello Kitty et laissez traîner négligemment quelques Manara dans le salon.

Entre 5 et 10 :

Sous ses airs de Princesse Sarah, votre fille a un certain potentiel Lavigna. Certes, elle croit toujours qu’un prepus est un enfant prématuré, mais fouillez mieux que ça dans son journal intime et vous trouverez quelques signes avant-coureurs d’une traînée en herbe.

Entre 10 et 15 :

Disponible de la cuisse sans être morte de faim, vive de la culotte sans avoir à la baisser, bonne maîtrise des fondamentaux sans jouer à Tabatha Cash, votre fille est une chaude-lapine qui sait soigner son pelage. Dans son groupe de petites allumeuses du fond de la classe, elle fait figure de maître Yoda, si vous voulez.

Entre 15 et 20 :

Si, entendez-le, votre fille rêvait de voir la fée clochette se taper les enfants perdus et conclure avec le Capitaine Crochet. Ne vous alarmez pas pour autant, on ne dit pas qu’elle se fait fist-fucker tous les samedis soirs par un videur de boîte de nuit, mais il se peut qu’elle couche de temps en temps avec votre patron. Si ça peut vous obtenir quelques avantages, où est le mal après tout ?

2 Commentaires

Classé dans Non classé